Les femmes et l'alcool : à votre santé ?

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Publication Date: 
mec, 2012-06-06

Ne vous y trompez pas : il s’agit d’un problème de santé publique qui a besoin d’un vrai leadership. Un des aspects clés du problème est qu’on commence à peine à comprendre comment les femmes réagissent différemment à l’alcool. Historiquement, les femmes consommaient moins d’alcool que les hommes. Pour cette raison, on considérait qu’elles étaient moins à risque. Comme l’alcool agit différemment sur le corps de la femme, il nous faut utiliser des critères selon le sexe pour calculer le risque. Nous devons redéfinir le programme de recherche sur ce sujet. Toutes les enquêtes régionales et nationales sur l’alcool doivent utiliser des critères selon le sexe pour surveiller la consommation à risque, qui se traduit pour les femmes par quatre consommations ou plus à une occasion donnée. Nous devons investir dans la recherche tenant compte du sexe et du genre.

Entre-temps, étant donné les taux élevés de consommation à risque chez les filles mineures, nous avons besoin que la recherche se penche sur ce problème. Selon Nancy Poole : « Nous devons comprendre quel soutien est nécessaire pour retarder leur choix de consommer de l’alcool. Certains travaux de recherche à l’échelle internationale montrent des interventions pouvant être utiles, comme ceux traitant de facteurs protecteurs comme les interventions à l’aide d’ordinateurs, les groupes formés uniquement de filles et les programmes qui aident les filles à faire une analyse critique des messages des médias. C’est le problème de santé des filles et il est en train de déraper — surtout chez les jeunes âgées de 13 à 15 ans. Et la mise en marché présente l’alcool comme la libération des filles! » 

Sharon Wilsnack, qui supervise le projet GENACIS, croit que nous assistons actuellement à « une épidémie mondiale de femmes qui consomment de l’alcool ». Sa plus grande inquiétude? Les femmes des pays en développement. « Le risque est plus élevé pour les femmes les plus éduquées dans les pays où les ressources sont les moins grandes. Nous devons concevoir une intervention ciblée et la lier au renforcement de l’autonomie des femmes. Si les femmes parviennent à avoir du plaisir à boire de l’alcool de façon plus saine et moins risquée, alors nous aurons réussi. »

Ann Dowsett Johnston est une journaliste canadienne primée vivant à Toronto. Elle a obtenu en 2011 la bourse de recherche sur un sujet d’intérêt public de la Atkinson Charitable Foundation pour étudier la question des femmes et de l’alcool.

Pour plus de renseignements :

Le Centre canadien de lutte contre l’alcoolisme et les toxicomanie (CCLAT) - http://www.ccsa.ca/Pages/Splash.htm

Alcohol Policy Network (APOLNET) - http://www.apolnet.ca/Index.html  (en anglais)

Le site sur les soins sensibles aux traumatismes :

http://www.coalescing-vc.org/virtualLearning/section1/trauma-informed-services/web-links.htm  (en anglais)

Un autre blogue sur les nouveautés touchant les filles, les femmes et l’alcool http://fasdprevention.wordpress.com/ (en anglais)

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