Pas un magasin de fleurs : Une exploration des risques de cancer du sein et des préjugés liés au genre

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Publication Date: 
mar, 2012-07-17

« Nous devons mettre fin à ces expositions et tirer la bonne conclusion. Nous savons qu’il y a des substances cancérogènes, dont certaines sont des substances cancérogènes mammaires, ainsi que des perturbateurs endocriniens dans ces milieux de travail. Nous savons que les gens sont exposés à ces substances par les procédés de travail utilisés, c’est très clair. Si l’on suit le principe de précaution, on se dit : « « D’accord, nous avons toutes les raisons de soupçonner que ces expositions sont dangereuses pour ces gens, alors nous devons faire quelque chose pour réduire ou éliminer ces expositions. » Et c’est là que la pression du public doit s’exercer, car sans elle, il ne va rien se passer. » Margaret Keith

Ce sont les activistes syndicaux du comté de Windsor-Essex, ainsi que ses chercheurs militants qui ont fait connaître le problème de la santé au travail au Canada. De nombreux facteurs ont formé et influencé les activistes de Windsor, comme leur proximité à la ville industrielle de Detroit et des racines qui remontent aux premiers colons français. On y trouve aussi une longue histoire de revendications en matière de travail et de droits civiques, de la grève historique à l’usine de Ford à la participation dans la filière clandestine pour aider les esclaves noirs à fuir le Sud jusqu’au Canada. Jim Brophy affirme : « C’est ce groupe, et non les professionnels de la santé, qui a cerné les effets néfastes des expositions dans le milieu de travail sur la santé et a demandé que ces conditions soient changées. »

Dans les années 1980 et 1990, Windsor était l’un des centres du Canada dans l’organisation de la santé au travail en général et dans la prévention du cancer en particulier. Il n’est donc pas surprenant que le premier endroit au Canada à avoir eu un centre local de traitement du cancer qui ait recueilli les antécédents de travail des personnes atteintes du cancer ait été Windsor.

Jim Brophy et Margaret Keith préparent actuellement un article sur leur plus récente recherche pour une revue scientifique avec comité de lecture. Margaret Keith déclare : « Nous espérons que nos résultats vont ajouter du poids aux données probantes de plus en plus nombreuses sur les dommages causés par les expositions dans le milieu de travail, en particulier dans le domaine du cancer du sein.

Mary-Louise Leidl est journaliste à la pige et vit sur l’île de Vancouver. Ses champs d’intérêt sont très variés, de la santé à l’environnement en passant par la nourriture, les voyages et l’art.

Pour plus de renseignements :

Site Web du Réseau pancanadien pour la santé des femmes et le milieu (RPSFM); en particulier la section « Chemical Exposures and Women’s Health » (en anglais seulement) :

Exposition à des produits chimiques et production des matières plastiques : problèmes pour la santé des femmes | Une analyse documentaire, préparée par Robert Dematteo. Réseau pancanadien pour la santé des femmes et le milieu, décembre 2011.

Consuming Chemicals : Law, Science and Policy for Women’s Health, publié sous la direction de D. N. Scott., UBC Press, à paraître.

Le rapport Sexe, genre et substance chimiques : Tenir compte des femmes dans le Plan de gestion des produits chimiques du Canada (2011). Selon ce rapport du RPSFM, le Plan de gestion des produits chimiques (PGPC) du gouvernement fédéral, qui a été établi en 2006, n’en fait pas assez pour empêcher que les Canadiens, surtout les femmes, subissent des expositions chroniques à faible dose de substances toxiques. Selon le rapport, « le PGPC manque à ses engagements envers les Canadiennes parce qu’il ne reconnaît pas leur vulnérabilité unique à l’exposition à des substances chimiques et les encourage en fin de compte à porter sur leurs épaules une trop grande partie du fardeau de la gestion des risques. » Le rapport précise ensuite pourquoi le PGPC ne fonctionne pas, deux facteurs étant le fait qu’il ne tient pas compte du principe de précaution et qu’il n’accorde pas suffisamment d’attention à l’exposition dans le milieu de travail. La version française à paraître. Pour lire le rapport en anglais.

National Networks on Environment and Women’s Health (NNEWH) website; in particular the section on Chemical Exposures and Women’s Health

Les ressources sur le site Web du RCSF.

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