Les femmes et l'eau

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Publication Date: 
mec, 2009-09-30

Depuis la flambée de maladies qui a frappé Walkerton et North Battleford lorsque les bassins d’approvisionnement en eau ont été contaminés par la bactérie E. coli et le Cryptosporidium, la question des contaminants dans l’eau est sous les feux de la rampe depuis quelques années. Les contaminants microbiologiques, comme ceux relevés dans ces deux communautés, constituent la menace la plus importante, mais la contamination des eaux par des substances chimiques demeure une préoccupation croissante. Bien que cette forme de contamination n’entraîne pas des effets immédiats et spectaculaires sur la santé, les effets cumulatifs d’une exposition à long terme constituent un grave problème.

Ces expositions cumulatives ont fait l’objet d’une recherche et de discussions dont fait état deux rapports qui seront bientôt publiés. Le premier rapport, intitulé « The Gendered Effects of Chronic Low Dose Exposures to Chemicals in Drinking Water » [Les effets sexospécifiques découlant d’une exposition chronique à de faibles doses de produits chimiques dans l’eau potable], se penche sur des données relevées dans tout le pays. Il conclut que l’eau potable au Canada est, dans la plupart des cas, sécuritaire, mais que sa qualité varie selon les régions. Le deuxième rapport, intitulé « Gendered Implications of Chronic Exposures to Pharmaceuticals and Disinfection By-Products in Typical Drinking Water » [Les effets sexospécifiques découlant d’une exposition chronique à des produits pharmaceutiques et à des sous-produits désinfectants dans l’eau potable habituelle], examine les produits qui contaminent notre eau – des médicaments et produits d’hygiène personnelle aux sous-produits utilisés dans le traitement des eaux, en passant par les interactions entre ces substances et leurs effets.

La privatisation de l’eau

L’une des études aborde aussi la question de la privatisation. L’eau est-elle un droit ou une commodité? Quelles sont les conséquences de l’une ou l’autre interprétation? Cette étude se penche sur la présence accrue du secteur privée dans les réseaux d’approvisionnement en eau, ainsi que sur les valeurs plus commerciales qu’il véhicule. Quelles sont les conséquences de ces changements pour les femmes? En tant que principales dispensatrices de soins et le plus souvent responsables de la santé de leur famille et de leur propre santé, les femmes risquent d’être grandement touchées par cette tendance.

The Significance of Privatization and Commercialization Trends for Women’s Health [Les conséquences de la tendance à la privatisation et à la commercialisation sur la santé des femmes], une étude menée en partenariat avec Le Conseil des Canadiens et soutenue par le Centre d’excellence pour la santé des femmes – région des Prairies, et le groupe Les femmes et la réforme de la santé, examine les enjeux liés aux pressions exercées pour privatiser l’eau au Canada. L’étude aborde aussi une perspective plus large, notamment des questions d’ordre philosophique, et pose la question suivante : peut-on privatiser l’eau? Elle traite également de questions plus concrètes, dont entre autres les modèles de gestion de l’eau, les expériences de privatisation et les menaces qui pèsent au Canada, ainsi que les effets de la privatisation de l’eau sur la santé des femmes, surtout les femmes autochtones.

Visitez le site Web:  www.womenandwater.ca

La privatisation de l’eau :

www.womenandwater.ca/pdf/NNEWH%20water%20privatization.pdf

Les contaminants dans l’eau :

www.womenandwater.ca/pdf/NNEWH%20water%20contaminants.pdf

Les questions relatives à l’eau qui touchent les Autochtones :

www.womenandwater.ca/pdf/NNEWH%20water%20contaminants.pdf

(en anglais)

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