Le pouvoir de l’équité

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Publication Date: 
mec, 2010-03-31

Voici un aperçu des principaux points présentés dans ce chapitre.Faits saillantsMême si des progrès ont été accomplis, il reste beaucoup à faire pour améliorer la qualité des soins et des résultats en matière de maladies cardiovasculaires et réduire les écarts entre les sexes. Les disparités liées au sexe et au statut socioéconomique sont beaucoup plus importantes en ce qui concerne l’état de santé et l’état fonctionnel que la prestation des soins actifs. Ce constat indique que le fait d’agir sur les déterminants de la santé peut contribuer à réduire le fardeau des affections cardiovasculaires. Voici un survol des mesures proposées pour diminuer ce fardeau, améliorer les résultats cliniques chez les femmes et les hommes atteints de ces maladies et réduire les inégalités.

Pour réussir, toutefois, il faudra tenir compte des spécificités liées au genre et au statut socioéconomique relativement à la prévalence des maladies cardiovasculaires et à l’expérience des soins.Réduire les inégalités en accentuant les efforts en amontLa pauvreté, un faible degré de scolarité, le manque d’accès à une alimentation saine, le milieu de vie et le milieu de travail sont tous des facteurs susceptibles d’accroître le risque de cardiopathies chez les individus, d’augmenter le taux de morbidité dans la population et de contribuer à la persistance de disparités chez les personnes déjà atteintes. Il est possible de s’attaquer aux causes profondes du problème et de réduire le fardeau des cardiopathies au sein de la population en concentrant nos efforts en amont grâce à la collaboration locale et intersectorielle.

Les femmes étant plus nombreuses que les hommes à vivre dans un ménage à faible revenu, il faut, pour que cette approche soit efficace, agir sur les facteurs qui contribuent à accroître le taux de pauvreté au sein de la population féminine.La prévention (primaire et secondaire) est essentielle à une réduction du fardeau des maladies cardiovasculairesLa prévalence des facteurs de risque liés au comportement – le tabagisme, l’inactivité physique, l’obésité et une mauvaise alimentation – reste élevée dans la population générale en Ontario et chez les personnes souffrant de maladie cardiovasculaire.

La prévention primaire, soit la réduction du risque chez les personnes non encore atteintes, est essentielle pour réduire le fardeau de la maladie. Quant à la prévention secondaire, elle permet de réduire les affections connexes et les décès chez les femmes et les hommes qui en souffrent. En matière de prévention, les interventions doivent viser les déterminants sociaux de la santé, tenir compte du genre et cibler les personnes désavantagées sur le plan socioéconomique et donc les plus à risque. Pour réduire le fardeau des maladies cardiovasculaires en Ontario, il est primordial de miser davantage sur la prévention et d’intégrer les approches à l’échelon provincial, local et clinique.Réduire l’écart entre les sexes en matière de traitement des maladies cardiovasculairesL’écart entre les sexes a diminué en raison d’une conscience accrue à l’égard de l’importance du phénomène chez les femmes, d’une reconnaissance des disparités liées au genre et de certaines mesures correctives, telles que des lignes directrices distinctes pour chaque sexe. Même si nous avons relevé quelques écarts en matière de traitement, un certain nombre d’indicateurs confirment que les soins dispensés aux femmes et aux hommes sont semblables et que les disparités, quand il y en a, sont moindres.

Néanmoins, les femmes sont moins nombreuses que les hommes à être traitées par un cardiologue et à subir des tests diagnostiques; elles sont plus nombreuses à être réadmises à l’hôpital après une première hospitalisation pour crise cardiaque. Fait plus préoccupant encore, les femmes souffrant de cardiopathie rapportent systématiquement un état fonctionnel pire et un taux d’invalidité plus élevé que leurs semblables masculins. Elles sont plus susceptibles de signaler des limitations fonctionnelles, des problèmes de mobilité, des limitations imposées par la douleur et une invalidité. Les modèles de soins sensibles au genre axés sur la prévention de l’invalidité et l’amélioration de l’état fonctionnel pourraient donc améliorer la qualité de vie des femmes souffrant de cardiopathie.La prise en charge exhaustive des maladies chroniques, axée sur le patient ou la patiente, peut améliorer la qualité des soins et les résultatsLes maladies cardiovasculaires sont des affections chroniques qui nécessitent la coordination de plusieurs intervenants, dont le médecin traitant et l’hôpital. Les personnes atteintes souffrent souvent d’autres maladies chroniques comme le diabète et l’hypertension, vu la parenté des facteurs de risque et la prévalence accrue de ce type d’affections avec l’âge.

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